HALTE AUX NUISANCES DE L' AÉRODROME DE LASCLAVERIES (ACNAL)
AOÛT 2025, reprise des négociations ?
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Réunion sous tension autour du parachutisme : entre promesses, conflits, incertitudes et revirements.
Une réunion se serait tenue début août 2025 en préfecture des Pyrénées-Atlantiques, bien que les informations disponibles restent parcellaires. Les échanges ont été peu relayés par les participants, laissant planer une certaine opacité sur les discussions.
L’objectif affiché aurait été de trouver un terrain d’entente entre le paraclub PAU PARACHUTISME PASSION et les associations de riverains, confrontés à des nuisances sonores persistantes.
Il semblerait toutefois que la nouvelle équipe préfectorale ne souhaite plus réduire ni le nombre de rotations des avions ni le volume d’activité du paraclub.
Le Secrétaire Général de la préfecture aurait exprimé son intention de diminuer les nuisances… sans pour autant s’attaquer à leur cause principale : le nombre de vols opérés par PPP.
Une hypothèse serait qu’il envisage simplement de déplacer la demi-journée du vendredi matin — actuellement sans survol — au dimanche après-midi.
Mais à cela s’ajouteraient des marges de manœuvre particulièrement généreuses accordées au paraclub, qui pourrait s’approprier ce créneau dominical pour organiser jusqu’à une dizaine de grands week-ends festifs, probablement concentrés sur la période estivale. Rien ne serait figé, et en cas de météo défavorable, ces événements pourraient être librement reportés à une date ultérieure, selon les besoins et le bon gré du paraclub.
Les 2 représentantes de PPP auraient exprimé de sérieux doutes quant à l’acceptation, par leurs adhérents, d’un fonctionnement limité à une dizaine de week-ends complets, les autres étant cantonnés aux samedis et aux matinées dominicales.
Pour les associations de riverains, une telle souplesse d’organisation, si elle était confirmée, renforcerait le sentiment d’inégalité et d’injustice comme s’il leur était une fois de plus demandé de ne profiter de leur jardin que les jours de pluie et vivre avec des protections d’oreilles les jours sans pluie !
Ces largesses accordées par la préfecture, combinées au refus de relancer les négociations sur les accords de 2023 — qui prévoyaient une réduction de 50 % des rotations en 2025, puis de 25 % supplémentaires en 2026, sur la base de l’activité de PPP en 2022 — pourraient compromettre toute perspective d’apaisement.
Ces engagements, quasi actés à l’époque, n’ont pas été respectés par PPP, officiellement en raison de délais contractuels avec l’Armée. Toutefois, leur application pourrait débuter dès novembre 2025, avec près de deux années de retard.
Cela dit, il ne faudrait pas oublier que PPP a régulièrement menti, que ce soit aux élus, aux représentants de la préfecture ou aux associations, ce qui fragilise la confiance nécessaire à toute médiation.
Les mesures autoritaires envisagées par le Secrétaire Général, en privilégiant une approche unilatérale, pourraient bloquer toute avancée vers un accord plus équilibré.
Ne disposant d’aucune autorité légale pour imposer des horaires à PPP, comme proposé dans son document de travail, le club pourrait tout simplement refuser et attendre qu’une décision soit prise à un niveau supérieur — ministère de l’Environnement ou juridictions compétentes. Ce scénario pourrait entraîner plusieurs années de procédures et de recours.
Ces orientations risqueraient également de pérenniser les nuisances sonores qui affectent les habitants des communes environnantes de manière quasi permanente, sept jours sur sept, entre 250 et 260 jours par an. Une situation qui, si elle perdurait, ne manquerait pas d’alimenter tensions, ressentiments et incompréhensions.
Cette réunion, si les éléments sont confirmés, serait ainsi révélatrice d’un conflit profond entre les enjeux économiques d’une association « paraclub » qui fonctionne depuis des années comme une entreprise, l’absence de cadre réglementaire clair sur ce genre d’activité, et la qualité de vie des riverains.
La médiation conduite par le Secrétaire Général semble s’inscrire dans une logique paradoxale : prétendre réduire les nuisances sonores sans jamais en traiter la cause réelle.
Sa seule proposition consiste à déplacer les créneaux de survol du dimanche après-midi vers le vendredi matin — un simple glissement dans le calendrier, sans diminution du nombre de vols ni de leur intensité sonore.
Une telle mesure ne constitue en rien une réponse aux attentes des riverains, ni une avancée vers un apaisement durable. Elle ne fait que déplacer le problème, sans le résoudre.
Il est permis de penser que le Secrétaire Général n’a pas pleinement pris la mesure de la situation, notamment de la nature réelle de l’activité de PPP. Car derrière l’image d’un club de parachutisme dédié au sport et aux loisirs, se cache une structure dont l’activité commerciale est largement dominante. On estime à environ 2 100 le nombre de rotations militaires annuelles, contre seulement 900 rotations à vocation sportive ou de loisir. Ces 3 000 vols ne sont pas répartis sur les 350 jours d’ouverture théorique du club, mais concentrés sur environ 250 jours de météo favorable, au-dessus d'un périmètre de 10 km sur 15, principalement au sud et à l’est de l’aérodrome.
Et pourtant, il serait difficile de croire que le Secrétaire Général ignore que les avions génèrent le même niveau de bruit, quel que soit le jour de la semaine.
Pour rappel, en 2023, le représentant de la DCSA-SO avait clairement précisé à l’ancien Secrétaire Général, M. Lesage, qu’un avion produit autant de nuisances sonores, qu’il soit exploité en SPO (Specialised Operations) ou en NCO (Non-Commercial Operations). Autrement dit, le déplacement des vols au sein de la semaine ou la modification du statut de l’exploitant aéronautique n’ont aucun effet sur leur impact acoustique : le niveau sonore généré par les avions reste strictement identique.
Enfin, il convient de rappeler que PPP est censé être, en théorie, un club associatif dédié au parachutisme sportif et de loisir — et non une entreprise de location d’avions au service de l’Armée ou d’autres clients commerciaux.
Dans ce contexte, l’attitude du Secrétaire Général interroge. Non seulement il n’apporte aucune solution concrète pour réduire les nuisances, mais il revient de fait sur les engagements pris par PPP en 2023, lorsque le club avait proposé une réduction progressive de son activité militaire : 50 % en 2025, puis 25 % supplémentaires l’année suivante. Ces engagements ont été réaffirmés par les représentantes du club lors de la réunion du 5 août 2025.
Le Secrétaire Général refuserait donc de remettre en question les contrats avec l’Armée. Pis encore, en s’opposant à l’entérinement des engagements pris par PPP sur ce sujet, la préfecture se substitue aux décideurs de l'association PAU PARACHUTISME PASSION. En vertu de quel droit agit-il ainsi ? Quelle pourrait être la motivation dissimulée derrière cette décision ? Ce choix unilatéral, déconnecté des réalités du terrain et des engagements antérieurs, risque de compromettre toute tentative de médiation sérieuse.
Comment prétendre réduire les nuisances sans en toucher la source principale — le nombre de vols — et sans respecter les engagements déjà formulés par l’exploitant lui-même ? Ce déni de réalité pourrait bien enfermer la situation dans une impasse durable.
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